Prise en charge des tumeurs de la vessie

LES TUMEURS DE LA VESSIE

DIAGNOSTIC :

Les tumeurs de la vessie sont des excroissances qui se développent à partir de la muqueuse recouvrant les voies urinaires, à savoir à l’intérieur des reins , les uretères et la vessie. Elles se manifestent comme une verrue qui pousse dans la vessie, dans l’uretère ou le rein.

La principale cause des ces tumeurs de la vessie est le tabac.

Certains métiers en contact avec les dérivés des hydrocarbures peuvent également favoriser les tumeurs vésicales.

Les tumeurs de vessie se révèlent le plus souvent par du sang dans les urines (hématurie), parfois par des troubles urinaires  comme des envies trop fréquentes ou trop fortes. Il peut s’agir aussi d’infections urinaires récidivantes.

Les moyens biologiques diagnostiqués  sont les examens d’urine qui confirment la présence  de sang (ECBU) et la recherche de cellules vésicales anormales (frottis urinaire).

L’échographie de la vessie permet de visualiser le plus souvent les polypes de la vessie.

Le scanner du système urinaire met en évidence les polypes situés dans les uretères et les reins. Le scanner est incontournable lorsqu’il y a des polypes dans la vessie, afin de rechercher d’autres localisations.

L’examen le plus précis pour dépister les polypes de la vessie est la cystoscopie.

Il s’agit d’un examen qui se fait sous anesthésie locale.Un gel anesthésiant est mis dans le canal de l’urètre, permettant d’y introduire un fibroscope de petit calibre. L’examen dure quelques minutes et nécessite la stérilité des urines.

Sous le contrôle de la vue, cet examen permet de regarder et d’observer l’urètre,la prostate et la muqueuse vésicale.

TRAITEMENT EN CAS DE TUMEURS DE LA VESSIE:

La résection endoscopique vésicale:

Le seul traitement des polypes de la vessie est de les retirer par voie endoscopique.Il s’agit d’aller dans la vessie par le canal urétral sous anesthésie et au moyen d’une anse électrique afin de découper le polype jusqu’à la racine.

Après l’intervention, une sonde dans la vessie est laissée en général pendant 24 à 48 heures, cela dépend de l’importance du polype.

Les suites de l’intervention sont marquées par un inconfort urinaire pendant quelques jours avec des envies plus fréquentes et plus fortes. Il n’y a pas de traitement associé sauf cas particulier.

Il faut boire entre deux et trois litres par jours pendant une quinzaine de jours pour favoriser la cicatrisation qui se fait en trois semaines en moyenne. Le polype est envoyé à l’analyse anatomopathologique qui détermine le pronostic (agressivité du polype). Si le polype est agressif, une nouvelle résection peut être proposée pour être certain de ne pas passer à côté d’un cancer vésical.

Les instillations endovésicales

Si le polype a des caractères d’agressivité, soit d’évolution possible vers un cancer soit de récidives très précoces, un traitement peut être proposé. Il s’agit de produits que l’on met dans la vessie au moyen de sonde et que l’on doit garder pendant deux heures.

Le traitement est ambulatoire avec une fréquence hebdomadaire sur quelques semaines en fonction du produit utilisé (Amétycine ou Immucyst-BCG).

En cas d’instillation de BCG (pour les polypes agressifs ou récidivants après instillation d’Amétycine), il est souvent réalisé de nouveaux prélèvements vésicaux au bloc opératoire quelques semaines après la dernière instillation. Le but étant de contrôler l’absence de tumeur vésicale résiduelle.

Bilan d’extension:

En cas de tumeur cancéreuse, un bilan d’extension est réalisé, à la recherche de métastases.

Les examens réalisés sont : un scanner abdomino-pelvien, scanner thoracique, une scintigraphie osseuse (bilan du squelette). En cas de doute sur l’existence d’une métastase, ce bilan peut être complété par un TEP-scanner.

En cas de tumeur cancéreuse, un bilan d’extension est réalisé, à la recherche de métastases.

Les examens réalisés sont :un scanner abdomino-pelvien,  un scanner thoracique,  une scintigraphie osseuse (bilan du squelette). En cas de doute sur l’existence d’une métastase, ce bilan peut être complété par un TEP-scanner.

La cystectomie (ablation de la vessie):

La chirurgie traditionnelle n’est réservée qu’aux cas graves (cancers de vessie) mais non métastatiques et consiste  à retirer la vessie. On peut remplacer la vessie par un morceau d’intestin que l’on raccorde aux uretères et à l’urètre réalisant un réservoir. On parle alors de néo-vessie ou d’entéroplastie .

Parfois et notamment chez la femme, les urines sont dérivées à la peau. Les urines sont alors recueillies dans une poche fixée à la peau (stomie urinaire définitive) : intervention de Bricker.

Cette chirurgie complexe peut dans certains cas sélectionnés être réalisée par voie coelioscopique robot-assistée. Cette technique permet de réaliser la même intervention que par voie ouverte mais par de petites incisions au niveau de l’abdomen. Cela permet de diminuer le saignement per-opératoire, de diminuer les douleurs post-opératoires, de favoriser une reprise rapide du transit et ainsi diminuer la durée d’hospitalisation.

La chimiothérapie:

Ce traitement peut être indiqué d’emblée en cas de métastases ou dans certains cas après chirurgie, lorsque l’analyse de la vessie met en évidence une tumeur évoluée ou à risque de métastases secondaires.

La chimiothérapie peut parfois être réalisée avant la cystectomie. On parle de chimiothérapie néoadjuvante dont le but de détruire les micro-métastases et améliorer les résultats de la chirurgie.

La chimiothérapie est réalisée au sein de l’une des cliniques de notre CENTRE D’UROLOGIE VAL D’OISIEN (C.U.V.O.) par l’équipe d’Oncologie.

Les dossiers sont discutés lors d’une réunion multidisciplinaire (chirurgiens, oncologues, radiologues) hebdomadaire. C’est lors de cette réunion que sont prises les décisions de chimiothérapie et de chirurgie.

N’hésitez pas à prendre contact avec les experts de notre CENTRE D’UROLOGIE VAL D’OISIEN (C.U.V.O) pour déceler, diagnostiquer et surtout traiter vos tumeurs de la vessie.

  • SHARE:
  • Share: