HYPERTROPHIE BÉNIGNE DE LA PROSTATE

L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une pathologie extrêmement fréquente touchant 100 000 nouveaux patients par an en France. Son incidence augmente avec l’âge : en 2009, en France plus d’un million d’homme de plus de 50 ans était concernés (Source : HAS 2009).

L’hypertrophie bénigne de la prostate est liée à une augmentation de la taille de la prostate , associée à une modification de la structure de l’organe. Cela peut entraîner différents symptômes gênants.

L’augmentation de la taille de la prostate avec le temps n’a aucun lien avec le risque d’apparition d’un cancer de la prostate.

De même, il  n’y a aucun lien entre le volume de la prostate et la gêne ressentie : une prostate peut être très grosse et n’entraîner qu’une gêne minime chez un patient,  voire ne produire aucune gêne.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTASTE ?

Il y a 2 grandes familles de symptômes de l’hypertrophie de la prostate. Chez certains patients , on peut retrouver tous ces signes ou certains d’entre eux.

  • Troubles de la retenue : envie fréquente d’uriner (pollakiurie) la nuit ou envie impérieuse d’uriner le jour (urgenturie)

  • Troubles de la vidange : difficulté à démarrer le jet ou diminution de la force du jet (dysurie), présence de gouttes à la fin du jet (gouttes retardataires).

En cas de pathologie évoluée , on peut être confronté à des complications de l’hypertrophie bénigne de la prostate à savoir des infections urinaires, des calculs de la vessie ou une rétention urinaire.

QUELS SONT LES TRAITEMENTS DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE PRIS EN CHARGE PAR NOTRE CENTRE D’UROLOGIE VAL D'OISIEN(C. U. V. O) ?

Le premier traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate est médicamenteux. On retrouve 3 grandes familles de traitements :

  • la phytothérapie, indiquée en cas de gêne minime à modérée

  • Les alpha-bloquants (alfuzosine, tamsulosine, silodosine…) , qui visent à détendre le col vésical et les parois de l’adénome de la prostate

  • Les inhibiteurs de la 5 alpha réductase (5ARI: finastéride ou dutastéride : dont l’objectif est de diminuer le volume prostatique d’environ 30%)

Lorsque ces traitement sont inefficaces ou insuffisants, un traitement chirurgical est discuté, en prenant en compte la taille de l’adénome, d’éventuels calculs de vessie, les désirs du patient et son profil médical.

Les traitements recommandés en 2018 sont:

  • La résection prostatique monopolaire ou bipolaire

  • L’énucléation prostatique au laser (HOLEP)

  • L‘adénomectomie chirurgicale

Ces traitements n’entraînent en général aucun trouble durable  sur la sexualité ou la continence.

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